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COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 4 mars 2011
Toi et moi, on s’appelle par nos prénoms
Dimanche 3 avril à 22h35
Un film de Marc Lavoine
Réalisé par Juliette Bot
Produit par Editel et Magneto presse avec la participation de France Télévisions
Durée : 52’
A la demande de Marc LAVOINE, Simone VEIL, Marie-José PEREC, Fadela AMARA, Ségolène ROYAL, Marie-George BUFFET, Valérie LEMERCIER, Justine LEVY, Roselyne BACHELOT, Rama YADE, Cécile DUFLOT, Mazarine PINGEOT et ZAZIE ont accepté, en novembre dernier, une interview exclusive avec les jeunes autistes qui écrivent pour le journal le Papotin. En croisant ces interviews, parfois surréalistes, avec le portrait de deux jeunes autistes, en expliquant la démarche de ce journal qui a aujourd’hui 20 ans et qui est écrit uniquement par des autistes, nous vous proposons un documentaire différent et positif sur ce handicap.
C’est le regard de Marc Lavoine qui servira de fil rouge à ce documentaire, de lien entre deux mondes dont il a appris les codes et le langage : le monde des personnalités et celui des autistes. Sa sensibilité et son témoignage permettront de raconter cette histoire de rencontres et d’humanité.
Le Papotin est un journal atypique à parution irrégulière édité par l’association culturelle « Fenêtre sur la ville » produit d’une initiative de Driss El-Kesri, rédacteur en chef du journal, et de Gilles Roland-Manuel. Le journal a pour particularité d’être rédigé par des personnes souffrant de troubles de la communication. C’est un espace fédérateur des 13 institutions spécialisées d’Ile-de-France. Il ne s’agit pas d’une thérapie mais d’une démarche culturelle et d’intégration destinée à offrir à ces « journalistes atypiques » une ouverture sur le monde. Grâce à ce projet, une vingtaine de patients ont la possibilité d’échanger, de créer et de rencontrer les autres : des écrivains, des acteurs et des personnalités diverses qui leur accordent des interviews… Le Papotin fête aujourd’hui ses 20 ans. Depuis sa création en 1989, ce journal s’est vu parrainé par Howard Buten, psychologue et auteur de «Quand j’avais cinq ans je m’ai tué», puis transformé en association grâce au chanteur et acteur Marc Lavoine, qui a rejoint Howard en tant que parrain en 1993.
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The Flash Player and a browser with Javascript support are needed.NOTE D’INTENTION DE MARC LAVOINE
Pourquoi je suis impliqué auprès des jeunes autistes du Papotin ?
Quand j’étais môme, j’habitais Wissous dans l’Essonne. Tous les matins, je prenais un bus pour aller au collège. Au fond du bus, il y avait des autistes et des jeunes handicapés qui se rendaient à l’hôpital de jour d’Anthony. J’avais remarqué chez eux des ressemblances avec moi, je me sentais exilé, j’étais un peu gros, j’étais inquiet et je me dandinais, je faisais des drôles de mouvements ; je me sentais proche d’eux. J’étais bien avec eux. Plusieurs années plus tard, sur la plage arrière d’une voiture, j’ai découvert le troisième numéro du journal le Papotin et j’ai eu un coup de cœur pour cette démarche d’insertion de ces jeunes via la culture et le journalisme. Je me suis présenté à l’hôpital de jour Santos Dumont, j’ai fait la connaissance de Driss El Kesri et je me suis senti bien. C’est comme çà qu’il y a 18 ans je suis rentré dans cette aventure et que je ne l’ai jamais quitté. Très vite ils ont fait un numéro spécial sur moi en mai 1992 et l’interview a été filmée. Il y a des silences. C’est moi qui les remercie à la fin. C’est l’atmosphère particulière de ces rencontres que j’ai envie de raconter à travers ce documentaire : celle qui casse les codes. Et qui nous fait rentrer très vite dans la sphère de l’intime. Ce qui me touche chez ces jeunes, c’est leur pureté et puis surtout, c’est qu’il n’y a ni jugement ni complaisance. On arrive à franchir des barrières que l’on a du mal à franchir dans la vie courante. Dans la norme, dans la raison, on accepte un tas de folie et on n’ose pas en parler. Dans la folie, il est hors de question d’hypocrisie, de racisme, d’antisémitisme, et de non respect.
Ce que j’ai organisé pour les 20 ans du journal
C’est ce que j’ai voulu mettre à l’honneur en organisant, pour les 20 ans du journal le Papotin, les interviews filmées de douze femmes qui sont actuellement dans la lumière. Ces femmes sont de confessions différentes, de couleurs, d’origines, d’univers différents mais toutes ont été touchées par l’interview qu’elles ont accordée. Parce que quand on passe du temps avec ces jeunes, c’est un peu comme si on nous rattrapait par la manche pour nous dire «souviens-toi de l’enfant que tu étais ». Jamais je n’ai été déçu par ces rencontres avec le monde du spectacle.
De ces douze interviews réparties sur deux jours, Il y a eu une journée spéciale sur une grande radio le 11 janvier dernier. Un livre est en préparation pour le mois de mai prochain. Et on a filmé. Ce n’était pas la première fois que les jeunes autistes du Papotin interrogeaient des personnalités dans la lumière. Il y avait eu d’autres interviews. Beaucoup d’autres. 20 années d’interviews avec des personnalités aussi diverses que Mireille Mathieu, Jacques Chirac, Carla Bruni ou Philippe Starck. Des interviews qui pour la plupart ont été filmées mais jamais diffusées avec des moments forts et des moments de malaise bref, des moments un peu à part qui interpellent.
Pourquoi ce documentaire me tient à cœur ?
C’est l’histoire de toutes ces rencontres que j’ai envie de raconter. Celles de ces douze femmes dans la lumière avec les jeunes autistes, celles qui ont été filmées en 18 ans et qui racontent l’histoire du Papotin. Une histoire que j’ai envie de croiser avec deux portraits de deux jeunes que je connais bien :
Il y a Arnaud, un des piliers du Papotin. Une allure massive, une voix délicate, deux billes bleues en regard et une politesse qui laisse désemparé. En évoquant son histoire – ses parents sont trop âgés pour s’occuper de lui et il est actuellement exilé dans un centre à proximité de Rennes – c’est toute la problématique du vieillissement des autistes et de leur prise en charge qui est abordée.
J’ai aussi envie de vous raconter l’histoire de Nathanaël qui est plus jeune et qui incarne une nouvelle génération que l’on tente d’intégrer.
Ce documentaire me tient à cœur parce qu’il y a une cohérence dans le monde des autistes qui nous force à la dignité. Et parce que pour la première fois, on ne montrera pas l’autisme uniquement sous un jour dramatique.
Ce documentaire permet de poser un autre regard sur l’autisme.
MARC LAVOINE
Extraits d’interviews réalisée les 16 et 19 novembre 2010
VALERIE LEMERCIER
Thomas : T’es née en quelle année Valérie?
Valérie Lemercier : J’suis née ne 64
Thomas : C’est quand votre anniversaire?
Valérie Lemercier : Le 9 mars
Thomas : Ca va être un mardi.
Valérie Lemercier : Ah Oui?
Thomas : Ouais
Valérie Lemercier : Ah j’suis épatée
Thomas : Vous habitez où?
Valérie Lemercier : A Paris
Thomas : Quel arrondissement?
Valérie Lemercier : Le premier
Thomas : Moi j’habite au troisième et vous, quel étage?
Valérie Lemercier : Au deuxième étage
Thomas : Ascenseur?
Valérie Lemercier : Ascenseur
RAMA YADE
Grégory : Tu fais quoi comme métier Rama?
Rama Yade : mon vrai métier à la base c’est d’être Administrateur du Sénat.
Grégory : Tu travailles avec qui avec qui là-bas ici?
Rama Yade : Depuis j’ai changé, depuis je fais une pause dans mon métier pour faire de la politique en tant que membre du gouvernement comme secrétaire d’état aux sports.
Grégory : Vous travaillez avec qui là bas ?
Rama Yade : Avec qui? ben des tas de gens avec un patron déjà qui est le Président de la République
Grégory : Et vous travaillez avec lui?
Rama Yade : Oui, oui je travaille avec lui
Grégory : Et les copines aussi, des amies à vous, vous avez beaucoup d’amis?
Rama Yade : Disons que c’est des collègues et parmi eux il y a des gens qui sont sympa
Grégory : Il ya des gens vous travaillez avec eux… ben c’est bien