Le Papotin

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Interviews

Numéros 26/27&28 -

INTERVIEW DE LORIE

INTERVIEW DE LORIE

Arnaud : Je ne te connaissais pas Lorie…

Lorie : Voilà maintenant c’est fait.

Arnaud : Lorie, j’aurais aimé savoir ton nom de famille.

Lorie : Pourquoi ?

Arnaud: C’est l’habitude.

Lorie : Pester.

Nathanaël : Ça s’écrit comment ?

Lorie : P.E.S.T.E.R

Nathanaël : Il n’y a pas d’accent ?

Lorie : Non.

Nathanaël : Pourquoi on dit que tu t’appelles Lord Pester ? Ça veut dire quoi ?

Lorie : En fait mon vrai prénom, c’est Laure !

Nathanaël : L. A. U. R. E.

Florent : Est ce que vous êtes d’origine étrangère ?

Lorie : Non, française.

Arnaud : Je peux t’appeler Laure ?

Lorie : Bien sûr.

Arnaud : Pourquoi on t’appelle Lorie, alors que tu t’appelles Laure ?

Lorie : Parce que c’est mon nom d’artiste. Je ne voulais pas que mon nom d’artiste soit le même que mon prénom et c’est ma meilleure amie qui a trouvé Lorie.

Arnaud : Je voulais te dire quelque chose Lorie, est ce que je peux mettre ma tête contre la tienne ?

Lorie: Oui.

Arnaud : Est ce que je peux me mettre de dos avec toi ?

Lorie : Si tu veux.

( Ils se lèvent, tête contre tête, puis debout dos contre dos)

Arnaud : Tu es chatouilleuse ?

Lorie : Très.

Arnaud: Tu crains les chatouilles ?

Lorie : Oui.

Arnaud: Oh toi Lorie, toi Lorie, toi, alors Lorie comment ça va toi ?

Lorie : Très bien merci.

Nathanaël : Est-ce que je peux savoir ta date de naissance ?

Lorie: C’est le 2 mai 1982.

Thomas : C’était un lundi ; Lorie vous habitez où ?

Lorie : J’habite dans Le Val d’Oise.

Thomas : Quelle ville ?

Lorie : Franconville.

Thomas : Vous partez quand de Franconville ?

Lorie : Pour l’instant j’y habite et j’y suis bien.

Thomas : Vous n’habitez pas à Paris ?

Lorie : Non, je n’aime pas Paris.

Thomas : Que Franconville ?

Lorie : Que Franconville.

Thomas : Vous avez une maison là-bas à Franconville ?

Lorie : Oui, chez mon papa et ma maman.

Nathanaël : Tu es née dans le Val d’Oise ?

Lorie : Oui.

Nathanaël : Et à ta naissance tu habitais où ?

Lorie : J’habitais à Taverny.

Nathanaël : Tu es Valdoisienne depuis ta naissance ?

Lorie : Voilà. C’est ça.

Nathanaël : Tu aimes bien le Val d’Oise ?

Lorie : J’adore.

Nathanaël : C’est comment ?

Lorie : C’est bien, les gens sont agréables, ils sont souriants, il y a des forêts, des parcs, on entend les oiseaux chanter, j’aime bien.

Thomas : Tes parents vivent ensemble ?

Lorie : Oui.

Thomas : Vous habitez tout le temps avec vos parents?

Lorie: Oui

Thomas : Pourquoi ?

Lorie : Parce que je suis bien.

Thomas : Vous partez quand à Franconville ?

Lorie : Ce soir.

Thomas : Pour faire quoi ?

Lorie: Pour manger, regarder la télé me coucher et dormir…

Thomas : Vous habiterez tout le temps chez vos parents ?

Lorie : Ah non, à un moment donné, je vais partir.

Thomas : Pourquoi ?

Lorie: Pour faire ma vie.

Arnaud : Laure, tu as quelque chose qui scintille sur ton visage, qu’est ce que c’est ?

Lorie : C’est de la nacre, en fait, c’est mon maquillage.

Arnaud : Ça scintille sur ton visage, c’est parce que je veux être sûr des choses. Lorie, tu n’es pas tatouée ?

Lorie : Non.

Arnaud: Je veux te dire une chose : encore que tu ne sois pas tatouée, parmi les  tatoués il y a  des personnes qui peuvent avoir la même personnalité que toi, ce genre de présentation de cheveux même si on ne se fait pas tatouer, ça appelle le tatouage…

Lorie : Ça appelle le tatouage ? Mes cheveux appellent le tatouage ?

Arnaud: Oui et ton visage aussi.

Lorie : Mais je ne suis pas tatouée et je ne veux pas me tatouer.

Arnaud: Oui mais dans les tatous il y a certaines personnes qui ont ta personnalité qui sont tatoués. Donc même si on n’est pas tatoué, ça appelle le tatouage. Lorie, j’aurais préféré que tu me vouvoies ?

Lorie : Pas de problème.

Arnaud: Tu sais pourquoi, parce que dans l’établissement où je suis, il y a des stagiaires qui me vouvoient. C’est en rapport. J’aimerais que tu me tutoies si les stagiaires me tutoyaient mais comme les stagiaires me vouvoient, je préfère que tu me vouvoies. Mais moi, je préfère te tutoyer parce que je tutoie les stagiaires.

Lorie : Pas de problème. D’accord.

Driss : C’est extraordinaire, tu demandes à Lorie de te vouvoyer ?

Arnaud : Oui. Par contre Lorie, j’aimerais que tu m’appelles par mon prénom parce que les stagiaires m’appellent par mon prénom.

Lorie : Pas de problème.

Driss : Elle est prête à te tutoyer Arnaud c’est quand même beaucoup plus agréable, beaucoup plus délicat, plus sympathique, comme tu dis…

Arnaud : Je n’en ai rien à foutre.

(Cris dans la salle mêlés de rires) : Oh lalala oh le gros mot !

Driss : On est plein dans le scoop ! C’est la première grossièreté d’Arnaud ! C’est absolument incroyable.

Alexandre : Depuis combien de temps vous faites de la chanson ?

Lorie : Je chante depuis que je suis toute petite.

Nathanaël : Ta maison de disque a toujours été dans le Val d’Oise ?

Lorie : Non, à Paris.

Nathanaël : Quelles sont tes passions ?

Lorie : Le sport, j’adore le sport que ce soit le patinage artistique, la danse, le ski, le ski nautique, le cinéma, la lecture, le shopping.

Nathanaël : Tu aurais pu dire ça dans tes chansons.

Lorie : Oui je pourrais le dire.

François : Qu’est ce que vous chantez ?

Lorie : Au début, je chantais ce qu’on appelle de la pop musique après j’ai fait un petit des chansons un peu latinos comme « sur un air latino », un petit peu salsa, un peu plus ensoleillé, et maintenant c’est un petit plus rock, plus rock’n roll.

François : Quelle est votre chanson préférée ?

Lorie : Je les aime toutes.

Grégory : Vous êtes chanteuse ?

Lorie : Chanteuse !

Grégory : Est ce que vous travaillez beaucoup ?

Lorie : Oui, je travaille beaucoup.

Grégory : Est-ce que vous connaissez toutes vos chansons ?

Lorie : Oui bien sûr.

Grégory : Qu’est ce que vous connaissez ?

Lorie : Toutes mes chansons déjà, même si en concert, il m’arrive de me tromper ou quand j’ai des oublis de paroles…

Grégory : Des oublis de paroles ?

Lorie : Oui, je laisse chanter le public, je laisse chanter les fans et puis après je m’en souviens…

Grégory : On parle de toi à la maison. Je t’ai vu une fois sur la 2.

Florent : Si on vous propose de jouer dans une comédie musicale est ce que vous accepteriez ?

Lorie : J’adore voir les comédies musicales, mais jouer dedans, non.

Florent : Pourquoi ?

Lorie : Parce que je n’aurais pas assez de liberté sur scène.

Florent : Si on te proposait de faire du cinéma, de jouer dans un film musical,

Lorie : Un film musical, là oui. J’aimerais bien.

Florent : Rock, le sujet ?

Lorie : Rock ou hip hop… Oui.

René Pierre : Quel genre de musique tu écoutes ?

Lorie : J’écoute un peu tous les styles musicaux que ce soit du rap, du funk, de la soul, de la variété française, du jazz. C’est vrai que j’écoute de tout. La techno un petit moins. R’n B aussi. Oui aussi.

Alexandre : Est ce que si vous arrêtiez de chanter, vous seriez dans quoi ? Pour vous reconvertir, si je puis dire ?  Si la chanson ne vous intéressait plus…

Lorie : J’essaierai de produire et de lancer de jeunes artistes, de les aider.

Ronald : C’est beau de chanter, est ce que c’est difficile ?

Lorie : Tout le monde peut chanter. Après, on chante plus ou moins juste, plus ou moins bien. Mais ça fait tellement  de bien de s’extérioriser par la voix.

François : Lorie, qu’est-ce que ça vous fait de chanter devant tout le monde ?

Lorie : Quand je suis sur scène au début, j’ai peur, je suis stressée, après, une fois que la musique commence… Tout va bien.

François : Pourquoi ?

Lorie : C’est normal, il y a eu plein d’heures de répétition, on a beaucoup travaillé et le jour j on se pose plein de questions. Je me dis, voilà, il ne faut pas que je me trompe ; j’espère que tout est bien calé ; que tout est bien réglé. J’ai peur que quelque chose se passe mal il y a tellement de monde dans la salle que ça fait peur…

Yann D : C’est toi qui écrit les chansons à la main ?

Lorie : Certaines chansons oui, c’est moi qui les écrit, oui ou alors je les écris avec quelqu’un d’autre ou alors c’est un auteur.

Stéphane : Est ce que vous connaissez la musique country ?

Lorie : Oui, oui. La musique américaine country, oui.

Alexandre : Est ce que vous avez un acteur préféré ?

Lorie : Jean Réno

Yann D : Il a quel âge ?

Lorie : Je ne sais pas quel âge il a…

Nathanaël : Tu connais Jean Réno ?

Lorie : Non je ne le connais pas personnellement.

Nathanaël : Tu connais qui comme acteur, tu as rencontré qui ?

Lorie : Pas énormément de personnes. Je rencontre plus de chanteurs que d’acteurs.

Nathanaël : Est ce que tu m’as vu à la télévision le 13 décembre 2004 ?

Lorie : Non, je ne t’ai pas vu.

Nathanaël : Ou le 13 octobre 2003 ? Ou le 17 novembre 1999 ?

Lorie : Tu as fait plus de télés que moi, dis donc…

René Pierre : Tu aimes faire la cuisine ?

Lorie : J’adore faire la cuisine, le seul problème c’est que je n’ai pas souvent le temps. Mais ce que je sais faire, c’est le gâteau au chocolat et les crêpes.

René Pierre : As-tu lu Harry Potter?

Lorie : J’ai lu les trois premiers livres et je les ai vus au cinéma. J’adore Harry Potter.

Yann D : Ça veut dire quoi la chanson « Ma meilleure amie » ?

Lorie : C’est une chanson qui est dédicacée à ma meilleure copine.

Yann D : Tu a écrit un livre ?

Lorie : Oui j’ai écrit des livres mais pas sur ma meilleure amie. Un livre qui s’appelle « Mes secrets » et un livre qui s’appelle «  Ma tournée » qui expliquent un petit peu les coulisses de ma tournée.

Paula : Est ce que tu es encore avec…

Lorie : Non on n’est plus ensemble.

Paula : Pourquoi, tu peux m’expliquer ça ?

Lorie : Tout simplement.

Paula : Il est beau lui aussi, vous êtes un beau couple vous deux…

Lorie : Bah, c’est fini.

Paula : Quel dommage… Je vais te trouver quelqu’un pour toi.

Yann D : Est ce que tu es sage ?

Lorie : Oui…Bon il m’arrive de temps en temps de faire quelques bêtises mais… ça va.

Grégory : Est ce que vous aimez beaucoup les fêtes de Noël?

Lorie : J’adore !

Grégory : Est ce que vous êtes heureuse ? Est-ce que vous avez beaucoup d’amis, des copains, des copines ?

Lorie: Je n’en ai pas beaucoup.

Thomas : Ça veut dire quoi le mot « autographe »?

Lorie : C’est une signature.

Arnaud : Lorie, Laure est ce que tu as des chaussettes ?

Lorie: Oui j’ai des chaussettes.

Arnaud : Elles sont de quelles couleurs ?

Lorie: Heu blanches.

Arnaud : Laure pourquoi tu as des chaussettes sans pieds ?

Lorie : Ce ne sont pas des chaussettes, ce sont des guêtres, mes chaussettes sont en dessous, elles sont là.

Anaïs : Les mots me font peur.

Driss : Je peux t’aider à poser ta question. Je le fais, Anaïs ? Je pose ta question. (à Lorie) Anaïs avait très envie de vous demander Lorie, si vous aviez un nounours ?

Anaïs : Non je n’en ai pas besoin.

(rires)

Lorie : Moi j’en ai plein des nounours.

Anaïs : Comment ils s’appellent ?

Lorie : Boubou. Je l’aime bien, il est dans ma chambre, à côté de mon lit.

Anaïs : Moi je n’en ai pas besoin pour dormir mais pour me tranquilliser. Tu as des animaux, Lorie ?

Lorie : Non, je n’ai pas d’animaux.

Anaïs : Dommage !

Lorie : J’avais un petit lapin mais…

Anaïs : Il est mort !

Lorie : Oui.

Thomas : C’était quoi le prénom du lapin ?

Lorie : Pretty.

Thomas : Il avait quel âge ?

Lorie : Il avait 6 ans.

Arnaud: De quoi est mort ton petit lapin ?

Lorie : De vieillesse.

Lorie

C’est une chouette fille. Elle est très très ouverte sur le monde. C’est une rare qualité. On ne voit pas beaucoup de gens comme cela !

Elle est aussi belle qu’une déesse. D’ailleurs elle pourrait en devenir une, avec autant d’adorateurs !

J’écris « adorateurs » et non « admirateurs ».

Mais ça serait une déesse sans temple.

Ne pourrait-on lui en construire un ?

On inventerait alors une nouvelle religion : le « lorisme ».

Un adepte : Laurent S

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Numéros 26/27&28 -

Charlie Hebdo

Charlie Hebdo

C’est un chouette journal.

C’est un mélange explosif de critique au vitriol et de rigolade.

Rien de la politique n’échappe à son humour ravageur!

Il se paye la tête des politicards!

Il dynamite l’actualité politique!

Il gratte là où ça fait mal!

Il n’est pas pour les enfants de choeur!

Attention:sa lecture peut provoquer des dégâts neurologiques!

Pires que les séismes,raz-de-marées et éruptions!

Et mêmes des crises et arrêts cardiaques!

Florent.

CHARLIE HEBDO

Driss : Nous sommes un journal extrêmement lisse parce que ces jeunes gens sont extraordinairement gentils. Il n’y a aucune once de méchanceté.

-Je comprenais pas le mot « lisse » par rapport à nous, ça y est…

D : Je voulais à un moment être un peu  féroce parce qu’il y a des envies d’être féroce de temps en temps et c’était il y a très très longtemps. Il y avait une navigatrice…j’ai oublié… Florence Artaud, voilà ! qui devait venir aux Papotins, on s’était préparé à l’accueillir et au dernier moment elle n’a pas pu venir. Et puis ensuite on avait pris un autre rendez vous et à ce rendez vous là elle n’a pas pu venir. Et puis on avait pris un autre rendez vous parce qu’on voulait vraiment vraiment la voir, elle est partie toute seule, elle a traversé l’Atlantique et puis tu te rappelles Stéphane ? Et puis au rendez vous dit, non seulement  elle n’est pas venue, mais elle n’a même pas prévenue qu’elle ne viendrait pas. Du coup j’étais très très en colère et je me suis dit  et on s’est dit, on va lui faire un mot pour lui dire ce qu’on pense d’elle. Féroce ! Moi je suis méchant, je t’assure….Ils lui ont trouvé cinquante mille circonstances atténuantes, c’était incroyable, ils lui ont trouvé cinquante mille raisons de ne pas venir et dans la lettre, il y avait une petite phrase qui était un peu méchante et encore elle n’a pas été dite méchamment, c’était : « Il est plus facile de traverser l’Atlantique que de venir à l’hôpital de jour d’Anthony. » C’était notre méchanceté sur 16 ans de Papotins.

Vous vous grattez. Vous faîtes mal ?

-A Charlie ? On est un petit peu corrosif, jusqu’il faut, on essaie d’être de mauvaise foi.

J’ai amené quelques journaux je ne sais pas s’ils connaissent Charlie Hebdo ? Je vous l’enverrai chaque semaine.

J’ai amené des hors série, comme Charlie est un journal d’info, de politique et surtout de dessinateurs, sur ? salariés, il y a 18 dessinateurs, c’est énorme pour un 16 pages, c’est l’info traité par le dessin, donc, il y a nos dessinateurs qui sortent aussi des hors série, Cabu, Maurice et Patapon, Il y en a d’autres. Ca c’est le journal de cette semaine, qui sort aujourd’hui qui est sur la libération de Florence Aubenas, enfin la une en tout cas. Là où on est vraiment de mauvaise foi, c’est surtout sur la 4ème de couverture parce que tout début . Parce qu’ignorent beaucoup de gens, moi je m’occupe de la communication de Charlie, c’est qu’il y a des reportages et les infos sont vrais et tout le monde croit que c’est bidon, que c’est de la déconnade parce que des fois c’est tellement énorme. Mais tout est vrai, tout ce qui est dit par Charlie est vrai sauf la 4ème, on va dire. Moi, c’est fini, je voulais vous présenter le journal. Ce qu’on voulait faire, c’est vous rencontrer puisqu’on est 2 équipes, et puis éventuellement si vous souhaitez venir assister à une de nos conférences, éventuellement un bouclage puisqu’il y a beaucoup de dessins, en tout cas on sera ravi de vous accueillir, tout le monde est d’accord.

Fl : L’exposition que vous avez organisé récemment…

-Il y a pas eu d’expo, il y a eu un grand livre, c’est  « les années Charlie », c’est ça ? Il y a eu y avoir des expos dans certaines librairies pas dépendantes de nous. Et le comble c’est que « les années Charlie », c’est pas nous qui les avons édités, voilà. Par contre c’est toutes nos archives.

Ca c’est très Pipi-caca, tout ça, ça devient culte aussi et politique aussi. Le 3ème vient de sortir, ça part dans tous les kiosques, mais faut avoir le cœur bien accroché parfois, ça marche très bien, c’est l’histoire d’un chat, d’un chien, Maurice et Patapon et ils font que des bêtises. Ca c’est le numéro 1, le 3 vient de sortir.

Alors je vous présente Agathe André, journaliste. Elle travaille au journal. Et Catherine est une dessinatrice femme, c’est la seule au journal qu’on ait

Arnaud : Toi ton nom, c’est comment, je me rappelle plus, toi ?

L : Moi, ça rentre pas. Liliane.

A : Tu disais que ça rentrait pas.

L : Ca veut pas rentrer, tu te souviens d’Agathe mais pas de moi.

A : C’est que vous êtes très nombreuses.

L :Et elle c’est comment ?

A : C’est Catherine

L : Voilà c’est moi qui passe pas.

Driss : Vas y Arnaud, pose les questions à voix haute qu’on profite

A : Pourquoi tu es venue aujourd’hui aux Papotins ?

L : Je suis venue aux P, parce que j’ai travaillé dans la musique pendant 10 ans, j’étais attachée de presse donc, j’avais entendu des Papotins parce qu’au cours de diverses rencontres on avait reçu Marc Lavoine qui nous en avait parlé et ensuite j’avais contacté Driss sur un problème particulier qu’on avait sur un article et on a parlé du Papotin et on s’est retrouvé là et moi j’avais très envie de savoir comment vous travailliez, vous rencontrez et faire cet échange avec Charlie .

A : Au travail vous vous vouvoyez ou vous vous tutoyez ?

L : On se tutoie presque tous mais il y a les anciens, y a quand même Cavana qui est là qui a presque 84 ans, y a Cabu qui est pas très âgé mais il y a une sorte de respect où on le vouvoie, c’est très mélangé, Cavana et Cabu se vouvoient, alors qu’ils se connaissent  depuis 45 ans

A : Et ils pourraient se vouvoyer s’ils préféraient.

L : Je crois qu’ils préfèrent pas

A : Et s’ils préféraient, tu crois qu’ils se vouvoeiraient

L : Bien sûr ils pourraient.

Yann : Vous écrivez à la main ou à la machine, les dessins animés

L : ça c’est Catherine et Agathe qui peuvent vous répondre.

Agathe : on reçoit beaucoup de dessins, de demandes de dessinateurs de l’extérieur et beaucoup sont fait sur l’ordinateur, et c’est très moche. Je te ferai voir ce qu’on reçoit par mail.

François : Quel est votre boulot

Ag : Moi en fait je suis journaliste, comme vous j’essaie de rencontrer des gens, je les interview et j’essaie de garder ce qu’il y a de mieux dans ce qu’ils ont dit voilà en fonction d’un sujet choisi.

Fr ; et vous quel est votre boulot ?

L : Moi à partir de ce qu’ils ont fait, une fois qu’ils ont bien travaillé, c’est de communiquer là dessus, c’est de faire de la promotion sur le journal, sur des hors série, quand il ya un papier ou une exclusivité c’est d’alerter les autres médias, , l’afp, France inter, tf1, moi, je suis là pour mettre en valeur ce qu’ils ont fait. Essayer.

Fr : Quel est ton boulot à toi ?

C : Moi, je suis dessinatrice, par exemple aujourd’hui je travaille un peu comme un photographe, je prends des photos avec mon crayon, et je vous représente en dessin et après je vais le donner au journal. Dessins en reportage

Fr : qu’est ce qui vous intéresse?

L : dans la vie, dans le travail, dans le fait d’être là.

Fr : Dans la vie

Ag : La question de fond. !

Ag : Tout, les gens m’intéressent.

Driss : Je vais poser la question à la place de Frédéric car de temps en temps je suis le porte parole de Frédéric, qui tourne au rond autour de sa valise

F : Non, ça n’a rien avoir

Driss : Tout tourne autour de son bagage

Frédéric : Moi, madame, mon papa m’a dit qu’on allait au marché d’Aligre dimanche matin.

Ag : C’est une ville l’Aligre

Driss : Non, c’est dans le 12ème , c’est un marché

Ag : Je ne connais pas très bien Paris

Frédéric : C’est la fête des papas

Driss : Alors pourquoi vous allez au Marché Aligre ?

F : Pour acheter tout ce qu’il faut !

D : Pour acheter tout ce qu’il faut

F : Des mandarines, des melons…

D : Il est très particulier le marché Aligre.

A : Je vais peut être y aller dimanche aussi, je ne connaissais pas.

D : Mon ami Borde ?

Alexandre : ce que je me demande c’est ce journal existe depuis quand? Nous le papotin, on existe depuis 16 ans.

L : Alors nous on a eu deux versions, nous on existe depuis 92 mais auparavant ça existait dans les années 68, 69 ; Il y a eut un premier Charlie Hebdo qui a été censuré qui s’est arrêté en 82, il y aeu dix ans de silence et depuis 92, l’équipe a remonté Charlie Hebdo avec des anciens de la première époque avec Wolinski, Cabu, Siné,

Alex : Est ce que ces dix ans de silence, je pense que oui, ça était dur ?

Driss : Ca était horrible, c’est moi qui vais te répondre. Je vivais au Maroc, et Hara Kiri Charlie Hebdo, Charlie Hebdo est rentré au Maroc, il a été distribué bizarrement parce qu’il était dans un format comme celui là, format magazine, alors qu’Hara Kiri, c’était extraordinairement compliqué de l’avoir. A cette époque, c’était l’époque de Hassan II qui était une époque horrible parce que tout le monde était obligé de fermer sa gueule personne pouvait parler. Et le peu d’air qu’on avait c’était Charlie Hebdo, il m’avait aidé énormément à tenir. J’attendais avec impatience Charlie et quand il arrivait en kiosque, c’était un jour de fête.

Alex : Est ce que tu crois que l’air maintenant est mieux?

Driss : Oui, on respire un peu mieux, mais je préfère encore respirer le périphérique d’ici.

Et puis ça s’est arrêté et j’ai émigré finalement !

L : Voilà la source !

Driss : Vous pouvez pas savoir comme ça me faisait du bien de recevoir…

Y: Qui t’aide à faire les dessins ?

L : personne parce qu’ il y a des dessinateurs qui savent très bien dessiner. Ils sont 18.

A : Ils ont chacun leurs style.

Alex : D’ailleurs quels sont les styles ?

C : Il y a deux sorte de dessins chez Charlie, le dessin humoristique et le reportage. Là je fais un dessin de reportage donc, je ne fais pas de grosses grimaces ou de grosses caricatures.

Alex : vous c’est sérieux en fin de compte

C : Oui, aujourd’hui c’est sérieux. Mais si tu me demandes une caricature, je peux faire un autre dessin. Donc c’est deux styles différents ; Et après dans le comique, les dessinateurs ont vraiment un coup de crayon différent ;

Alex : Un registre… bien à lui…

C : certains utilisent de la couleur, d’autres pas ; Il y en a qui utilisent des outils différents le crayon, le feutre, c’est très

… vois de nathanel…

Driss : Catherine, il ne faut pas dessiner ce que vient de faire Arnaud ;

C : J’ai pas vu

D : je censure…Personne n’a vu, il y a que moi qui voit…

D : thomas ?

T : présent !

T : C’est quoi votre prénom ?

A : Agathe

T : Vous habitez dans quelle ville ?

A : J’habite à Nanterre ;

T : A quel étage

A : au cinquième étage.

T : avec ascenseur ?

A ouais

T : Vous repartez quand à Nanterre ?

A : Je repars ce soir.

T : Faire quoi ?

A : Dormir.

T : Vous avez pas de mari ?

A : Pas de mari !

T : votre prénom, à côté ?

L : Liliane.

T : elle habite où ?

L : Paris

T quel arrondissement ?

L : 13.

T Quel étage

L : 4

T avec ascenseur ?

L : Oui

T Pourquoi vous venez aux Papotins aujourdh’ui ?

L : Pour vous rencontrez.

T : On a rencontré Marc Lavoine

Greg : Je l’ai vu sur la 2 Marc Lavoine je l’ai vu à la télé.

T : Je suis décu… les gens d’anthony…

Driss : Il faut aussi vivre avec les déceptions .

T : Vous vous mettez pas en jupe l’hiver vous ?

_Si j’aime bien

T : Quel couleur ?

_Non je mets des collants couleurs et par dessus des collants en dentelles

T : C’est quoi en dentelle ?

-c’est avec des trous…

t : vous habitez où Pascale

P : a Paris

T : à quel étage

P : 1er

T : avec ascenseur

P : sans ascenseur.

P : c’est très rare qu’ils soient pas là alors il faut leur pardonner.

Grégory : Tu m’as pas présenté les invités, les dames

Driss : On ne peut pas présenter à chaque fois

Gré : Mais moi, je m’appelle Grégory Cajot, jeune homme majeur, adulte, je suis dans mon école à l’Arche et ça se passe toujours bien à l’Arche beaucoup d’effort. Enchantés ; J’avais promis de poser des questions, je peux ? je peux poser des questions ?

Grég : Qu’est ce que vous faîtes dans la vie?

Driss : Elles ont répondu.

Grég : tu te rappelles elles sont déjà venues une fois aux Papotins.

Driss : Ah non elles sont jamais venues

Greg : C’est la 1ère fois que vous venez, Vous faîtes quoi comme métier ?

A : je suis journaliste, j’écris des articles ;

G : Vous êtes journaliste, vous écrivez des articles. Qu’est ce que vous écrivez comme article ?

A/ J’écris surtout sur tout ce qui  social et l’étranger.

G : Comme du théâtre un petit peu ;

A : Comme du théâtre mais écrit on va dire.

G/ Vous avez des copains, des copines

A: Ah ça j’en ai plein

G : Vous faîtes quoi comme activité à part ça ?

A : A part ça pas grand chose

G : C’est tout, vous travaillez qu’au théâtre ?

D : Elle travaille pas au théatre

G : Vous êtes journaliste, c’est tout,

A : C’est déjà pas mal

Gr : C’est bien grégo, il a posé les questions, tu l’aimes bien ton ami Grégo, Driss, je l’ai invité une fois à mon anniversaire il aime beaucoup le champagne, il faut pas le dire…(rires)

C’est un secret

D : tu me fais une réputation

G : Faut pas le dire, ils vont être jaloux après les copains, les copines….qu’est ce qu’ils vont dire après ?

D : Que Driss est un poivrot !

G : Ton ami Grégo il t’aime bien, je l’aime toujours.

D : Il dit tout, c’est un secret, j’aime tellement le champagne que son père pour se débarasser de moi me donne une bouteille et me met à la porte.

G : C’était pour toi la bouteille de champagne !

Toi aussi tu aimes le champagne ?

Tout le monde aime

D : du coup je me sens moins seul

G Ce dimanche là, je t’invite à boire un petit coup ;

T : Vous venez la semaine prochaine au Lucernaire ?

A : La semaine prochaine, je ne crois pas

Ce qui serait chouette c’est que vous vous veniez à Charlie Hebdo

T : ca veut dire quoi Hebdo ?

A : Hebdo, ça veut dire que c’est toutes les semaines, hebdomadaire et vous les papotins c’est tout les quand ?

T : c’est un journal.

Alex : c’est des parutions, très irrégulières finalement. Tout dépend de la matière qu’il va y avoir dedans, si on interview des personnalités, on ne peut pas mettre de délais finalement

A : Quand il est plein..

A : Des qu’il est plein voilà ;

C : C’est lui qui est à la com pour le journal ?

Driss : Le 5 septembre on interview DelanoË dans son bureau

G : Vers quelle heure ? Comment ça se passe le rendez vous,

D : A 10h

Nathanaël discute langues avec les filles, russe, japonais, prononciation… mais pas clairement enregistré dommage!

Fr : Ca va fait longtemps que vous travaillez sur Charlie Ado ?

L : Moi ça va faire un an et demi. C’est récent

D : C’est joli ce que tu as dit, tu devrais peut être faire une suggestion, c’est voulu : Charlie Ado… ?

Fr : Est ce que ça vous intéresse vraiment de travailler sur ce Charlie Hebdo,

A : ah oui ça nous intéresse vraiment.

C : Moije travaille que depuis janvier, j’ai beaucoup de choses à découvrir mais pour l’instant ça me plaît beaucoup.

D : Stéphane ? L’actualité ?

S : Les chanteurs ?

L :Est ce qu’on parle des chanteurs dans Charlie c’est une très bonne question, je suis ariivé ilm y a 6 ans  à Charlie, j’arrivais de la musique et notre rédacteur en chef, Val, est aussi chanteur je m’occupais de lui entant que chanteur et finalement j’ai été intégrée dans le journal, ça fait 6 ans que je lutte pour que la musque les chanteurs rentrent dans Charlie. bon, ça a servi à rien, et puis  c’est sorti de la tête de Philippe et depuis un an  il a fait rentrer les chanteurs, on commence à donner la parole à des artistes, ça était des chanteurs, mais ça peut être des conteurs, j’espère que ça ouvrira sur le théâtre, sur la peinture, etc.. Ca était très long

Quand on parle de Johnny, il y aura des caricatures,  au journal ils aiment bien se moquer de jOHNNY parce que ça représente ce que les gens aiment bien donc ils se moquent un petit peu de lui après eddy mitchell ça serait sympa de l’avoir

S : Comme c’est mon chanteur préféré…

L : johnny je crois qu’on l’aura jamais il voudra jamais écrire dans Charlie On a dit trop de mal de lui on s’est trop moqué

D : Mais il aime bien qu’on se moque de lui

L : C’est quelqu’un qui a de l’humour, je l’ai croisé une fois, c’est quelqu’un d’extrêmement gentil il n’y a rien à dire, mais on aime bien l’égratigner, les dessinateurs lui font des acricatures, ils lui font des têtes

Toi tu aimes la musique

S : J’aime beaucoup la country

A : Ah on a un spécialiste de la country à Charlie Hebdo qui s’appelle Gérard Viard. Mais il écrit pas sur la country

A Il a été une seule fois, il a été au festival de la country, qui se trouve dans le sud, gers, il y avait un reportage par dessin par Luze de Jr, de Dallas, c’était rigolo de voir ça ;

Il n’y avait pas Bobby il y avait que Jr

-Bobby est mort

A : Bobby est mort ! vous nous dîtes ça comme ça ! (rires)

D : Tu savais toi le pro des scopp, tu savais que Bobby est mort ?

A : Il est vraiment mort ?

D : Ah bah dis donc…Arnaud, toi la mort est une question que tu n’arrives pas à comprendre celle la tu l’as raté. Est ce que tu regardais cettte émission

S : Patrick Dufit

D : donc Patrick Duffit est mort.

P : Il n’est pas mort, c’est la vérité ! vous dîtes des conneries, des salades….

L : Percu Jam, c’est super, c’est toi qui le fait avec des copains

D : Cyril est musicien, ils viennent de sortir un CD. C’est bête on a pas pris la machine pour écouter la zizic..

L : Et tu chantes dessus ?

C : Non…

L : tu fais la musique

C : Ouais

Tu fais quel instrument ?

C : Je fais de  la batterie

D : Il est pas encore sorti,

-La pochette n’est pas finie, il sera en vente…

D : Il a joué au Casino de Paris ce bonhomme avec…je sais pas comment ils s’appellent…

-La rue Kétanou, Tryo…

D : Le voir sur scène c’est un régal.

Flo/ est ce que..

L : Non, il mais il faudrait mais on le fait

Flo : Ce serait plus complet…

Beau conseil

F : Si t’as des noms en plus. Moi je suis pas spécialiste de ça

D : comment tu trouves ce journal ?

-et toi tu écris ?

-tu joues dans le spectacle

D : est ce que tu permets que lise un de tes textes, il vient d’inventer une religion nouvelle et ça c’était ; Voilà ce qu’écrit Florent.

Lorie, c’est une chouette fille, elle est très très ouverte sur le monde c’est une rare qualité, on ne voit pas beaucoup de gens comme elle. Elle est belle comme une déesse  d’ailleurs elle pourrait en devenir une avec tant d’adorateurs. J’écris bien adorateurs et pas admirateurs. Ce serait une déesse sans  temple. Pourrait ton lui en construire un ? On inventerait une nouvelle religion le Lorisme.

_bravo

ouais c’est chouette.

D : En tout cas tu pratiques bien le lyrisme

C : elle a eut vent de ça.

D : Ce sera dans le numéro

-tu es d’une modestie

Flo : Je suis plutôt mélomane, j’écoute beaucoup de musique classique, de jazz

D : tu fais pas partie des adorateurs de Lorie ?

-On l’a reçu Lorie, elle n’a rien avoir avec l’image qu’on lui fait.

L : cad

-c’est quelqu’un de très gentil

L : C’est l’image qu’on s’en fait

F en fait depuis mon enfance j’avais la manie ;

J’ai toujours été en décalage

D : un peu ringard

s

D :